La préparation du support

La préparation du support, en l’occurrence du sol dans notre cas, est une étape primordiale et impérative. C’est elle qui, pour une grande partie, va assurer la bonne pérennité du revêtement dans le temps. Elle peut être réalisée de différentes manière en fonction des sols. Nous allons donc voir pourquoi faut-il insister sur cette étape ainsi les moyens d’y parvenir.

Pourquoi préparer le sol?

Comme vu dans l’introduction, la préparation du support rentre dans plus de 80% dans la bonne adhérence du revêtement dans le temps. Par conséquent, il s’agit d’y passer le temps nécessaire pour obtenir une surface saine. Une surface saine entraine un revêtement sain.

Les raisons de préparer sont multiples:

  • Le sol en place peut présenter des défauts dans son adhérence. Des tests d’arrachement et sonores sur la surface permettent de le déterminer. Pour retrouver une bonne adhérence et cohésion, une dépose de taille variable peut être obligatoire afin de recombler le sol au mortier de résine par exemple.
  • Qu’il soit neuf ou ancien, un sol béton est plus ou moins recouvert de poussières et impuretés qui obstruent ses pores. Or c’est dans ces pores que vient se fixer le primaire. Les corps gras (huiles, graisses…) sont également mauvais pour une bonne adhérence.
  • Sur des béton neuf, la laitance restante doit être retirée. Elle est un déchet du séchage du béton et n’offre pas toutes ses caractéristiques mécaniques.
  • Une préparation permet aussi de corriger les défauts de planéité ou aspérités et bosses que le sol peut présenter.
Un sol doit être débarrassé de toute pollution pour être recouvert

Comment le préparer?

Différentes façons de procéder existent: préparation mécanique, thermique ou encre chimique. Cependant, les procédés mécaniques sont aujourd’hui presque exclusivement utilisés. En effet, ils sont clairement plus efficaces et rapides que les deux autres. C’est pourquoi nous ne présenterons que celui-ci.

On retrouve principalement le grenaillage et le ponçage. Le grenaillage consiste à envoyer violemment des petites billes d’acier contre le sol. Cela détache un fin film de béton en surface comprenant les impuretés. Les grenailleuses existent en plusieurs tailles et sont très efficaces contre des sols durs. Il est le meilleur moyen de préparer un sol béton. Un des principaux fabricants propose une bonne cinématique de fonctionnement à voir:

Toutefois, le ponçage est très employé et efficace. Les ponceuses et surfaceuses sont munies de disques aux ergots comprenant des diamants. Ainsi, elles utilisent leur grand pouvoir abrasif pour retirer la pollution incrustée. Elles existent aussi de toutes tailles, de la portative à celle pesant plusieurs centaines de kilos et télécommandée. Tout comme les grenailleuses, elles doivent être raccordées directement à un aspirateur pour canaliser les poussières générées. Toutefois, il est recommandé de terminer la préparation par une bonne aspiration soignée de l’ensemble de la surface.

Enfin, il est également possible de raboter le support. Dans le cas de dépose d’un revêtement existant, d’un nivellement ou d’une remise à niveau, il peut être employé une raboteuse.

Les familles chimiques des résines

Les résines utilisées pour les revêtements de sol sont produites par l’homme. On parle de résines synthétiques. Elles sont issues des industries chimiques et pétrolières. Il existe plusieurs familles chimiques pour réaliser un revêtement de sol en résine. Chacune d’elles ont leur propriétés, caractéristiques, atouts et défauts. Réalisons un tour d’horizon général sur les familles chimiques des résines le plus souvent retrouvées sur les ouvrages.

La résine époxydique

Souvent nommée résine époxy, cette famille de résine est la plus répandue et la plus connue. En effet, la majorité des sols coulés en résine sont époxydiques. Dès les années 50, cette résine se commercialisa à travers le monde tout en continuant à évoluer. On la retrouve partout: aéronautique, agro-alimentaire, électronique et bien sûr les revêtements de sol.

Fruit de la rencontre entre bisphénol A (DGEBA dans la grande majorité) et d’amines, elle est très appréciée pour de nombreuses raisons. Elle offre une grande adhérence sur de nombreux supports dont le béton. Elle est facile d’utilisation et ne présente quasiment pas de retrait. Mais le grand avantage de la résine époxydique réside en sa résistance mécanique comme chimique. En effet, cette propriété permet de protéger durablement les sols. Elle résiste face aux agressions de roulement, poinçonnement et compression ainsi que des agents chimiques forts. Cependant, elle a l’effet indésirable de jaunir à plus ou moins longue échéance.

Un exemple de revêtement époxy dans un laboratoire pharmaceutique

Enfin elle peut être recouvrable par toutes les autres résines. Son côté universel et son bas coût en font une résine incontournable dans beaucoup de domaines.

La résine polyuréthane

Elle représente la deuxième des grandes familles chimiques des résines employées pour des revêtements de sol. Elle est également connue depuis de nombreuses années, intégrée par la société Bayer avant la seconde guerre mondiale. Faisant interagir des isocyanates avec des alcools, le polyuréthane peut se trouver sous forme monocomposant comme bi-composants.

Les revêtements en résine polyuréthane sont appréciés pour leurs bonnes qualités mécaniques, bien que moins élevées que celles de l’époxy. Cette technologie est plus flexible. Par conséquent, elle marque rapidement sous des sollicitations trop importantes. Toutefois, elle a toute sa place pour des zones décoratives où elle permet d’amortir légèrement les pas. Elle présente également une résistance supérieure à la fissuration. Les vernis de finition sont très souvent en polyuréthane puisqu’il permet un bon rendu et une bonne résistance aux UV.

Les polyuréthanes ciments

Il s’agit de bien différencier les revêtements polyuréthanes des polyuréthanes ciment. En effet, ces derniers n’ont rien à voir et n’ont en commun qu’une partie du nom. Il s’agit ici des premiers sols industriels réalisés, initialement développés par un industriel (ICI) pour son propre compte. Ils sont quasiment entièrement voués à l’industrie.

Les polyuréthanes ciment sont très employés dans les industries agro-alimentaires

Le savant mélange de ciment, de charges minérales et de résine polyuréthane modifiée permet d’obtenir une couche d’une excellente résistance. Cette résine est d’une très grande résistance mécanique à tous types de contraintes. Elle offre aussi un pouvoir de dilatation thermique accru. Par conséquent, cette couche de résine sait absorber naturellement de grandes amplitudes de températures (de 120°C à -30°C généralement). Enfin, le polyuréthane ciment réagit également très bien face aux agressions chimiques dont les acides.

Son application reste délicate puisqu’il polymérise rapidement. Il demande donc de l’expérience et une bonne organisation lors du coulage. Cette solution est plus onéreuse qu’une résine époxydique. Mais elle reste un gage de hautes performances et de pérennité.

Les autres

Pour conclure sur les principales familles chimiques de résines de sol, énumérons celles moins employées. Mais à connaitre tout de même!

Les résines méthacrylates sont des résines à durcissement très rapide. Cette capacité est employée dans des zones à températures basses et négatives comme des chambres froides. Elle dispose d’une bonne résistance chimique et mécanique. Cependant, elle dégage une odeur extrêmement forte pouvant provoquer de réelles gênes.

Les résines polyurées sont peu répandues en revêtements de sol. Elles sont surtout utilisées pour la réalisation de membrane en étanchéité. Les polyurées possèdent une très grande flexibilité et donc un grand pouvoir d’allongement. Elles polymérisent très rapidement. On les retrouve principalement sous deux formes: à chaud (projeter à la machine) et à froid (appliquer au rouleau).

Les résines polyaspartiques sont les petites dernières dans le monde des résines. La résine polyaspartique est une résine polyurée aliphatique, c’est-à-dire modifiée pour garder un séchage très rapide tout en permettant une plus longue durée d’application en pot. Elle oofre aussi une résistance aux UV. Elle peut être mise en œuvre sous des températures froides et reste compatible avec les autres résines.

Les résines polyesters et vynilesters n’ont leur place que dans des ouvrages d’étanchéité. Ils dégagent une forte odeur et sèchent rapidement. Leur caractéristiques sont moins importantes que les performances d’une résine époxy mais sont moins onéreuses. Néanmoins, on les utilise surtout pour leur propriété anti corrosive doublées d’une fibre de verre pour compléter l’étanchéité.

Pour revoir les types de sols existants pouvant être réalisés avec ces résines: https://resineconseilexpertise.fr/differents-types-de-sol/

Les dangers sur la santé

U n revêtement résine peut être la solution idéale pour un projet. Mais comme dans beaucoup de secteurs, du bâtiment comme de l’industrie, les applicateurs doivent prêter attention aux produits employés. En effet, les produits utilisés sont chimiques et issus du pétrole. Ils peuvent contenir des substances toxiques et générer des effets néfastes sur l’homme. Des dangers sur la santé existent.

Des résines de plus en plus propres

Une fois le revêtement polymérisé, le matériau est généralement considéré comme inerte. Il ne présente aucun danger. Les risques se trouvent concentrés lors de la phase de coulage. Par conséquent, ce sont donc les applicateurs plutôt que les utilisateurs du sol qui sont véritablement concernés. Toutefois, les produits sont de plus en plus « propres ».

Les industriels capitalisent sur ces problématiques. Ils s’engagent généralement à faire évoluer leur gamme dans le bon sens. Par exemple, les solvants, volatiles par définition, sont régulièrement bannis. Ils laissant la place aux produits bi-composants. Cependant, de nombreux composés chimiques indispensables restent dans la solution. Ces derniers peuvent être source de d’allergie, asthme et autres complications. De plus, comme nous le montre notamment l’amiante, les produits peuvent aussi contenir des agents dont la lisibilité de l’impact sur la santé est méconnue.

Des labels et des réglementations existent. Ils contraignent les fournisseurs à respecter des normes, en particulier sur les COV (Composants Organiques Volatiles). Le marquage CE, l’écolabel européen ou encore l’étiquetage COV sont des premières étapes dans une évolution dans le bon sens. On retrouve donc ces marquages sur les contenants afin d’informer l’applicateur et des dangers sur la santé.

L’étiquetage des COV avec son échelle de A+ à C et l’écolabel

Effets sur la santé

Nous ne listerons pas ici tous les produits susceptibles d’être présents dans les résines ainsi que leurs effets. Néanmoins, nous pouvons mentionner les principaux, ceux que l’on retrouve fréquemment.

La résine époxydique est connu pour être une réaction entre bisphenol A (DGEBA pour être précis) et amines. Le bisphénol A est un composé assez médiatisé. Il a été retiré des objet en contact avec les denrées alimentaires comme les biberons par la législation française. Il est soupçonné d’être un perturbateur endocrinien à son contact direct. Cela implique des répercussions sur la reproduction ou sur le système cardio-vasculaire. Les amines, quant à elles, peuvent être assez volatiles. Elles provoquent des allergies et même de l’asthme lors d’inhalation ou contact physique.

La résine polyuréthane font appel à des isocyanates pouvant aussi être volatils. Ils peuvent être source d’allergies et eczémas mais aussi de cancers à long terme. Les méthacrylates utilisent du peroxyde, très toxique et irritant.

En résumé, les effets immédiats sont surtout physiques avec le déclenchement d’allergies (boutons, asthme, gênes respiratoires, eczémas…). A long terme, les effets peuvent être plus graves et importants (cancers…). C’est pourquoi il est important de se protéger convenablement de ces substances. Un article a été écrit sur ce sujet:

https://resineconseilexpertise.fr/on-se-protege-peau-yeux-et-voies-respiratoires-a-preserver/

Informations des dangers: les pictogrammes

Des pictogrammes ont été élaborés. Ils informent sur les risques des produits. Voici la liste de ceux à même de rencontrer sur les résines:

Danger pour la santé
Empoisonnement à forte dose
Dangereux pour l’environnement
Corrosif (brûlure en cas de contact)
Inflammable

Pour plus d’informations à ce sujet, le site de l’INRS (Institut National de Recherche et de Sécurité) est riche en contenu:

http://www.inrs.fr/risques/classification-etiquetage-produits-chimiques/comprendre-systemes-etiquetage-produits-chimiques.html

Les aspects d’un revêtement en résine

Après avoir étudié les différentes structures de revêtements de sols en résine possibles, voyons les aspects. En effet, sur ces sols peuvent être réalisé une variété de solutions. Celles-ci sont définies en fonction des contraintes des locaux ainsi que sur des critères esthétiques. Passons en revue les effets que l’on peut retrouver sur un revêtement résine.

Lisse

Le revêtement de sol coulé peut être rendu totalement lisse. Pour cela, il est utilisé une résine autolissante, recouverte ou non d’une ou plusieurs couches de vernis. La résine autolissante représente la couche de masse du complexe. Elle est mise en épaisseur. Le résultat est un sol sans porosité et sans aucune aspérité.

Revêtement lisse décoratif dans un hall d’immeuble

Ce type de sol est très prisé dans les locaux pharmaceutiques et laboratoires. La nettoyabilité est un critère prépondérant pour ces entreprises, ce que permet un sol lisse. On retrouve également ces sols dans des locaux nobles: restaurants, halls, musés, particuliers… En effet, cet aspect lisse présente un atout décoratif. Un revêtement résine n’a pas besoin de joints de fractionnement. Une salle peut donc être réalisée d’un seul coulage. Cela donne une impression générale visuelle tout autre qu’un carrelage et ses joints.

Revêtement Semi-lisse

Les revêtements de sol en résine semi-lisses sont aussi régulièrement appelés anti-dérapant. Comme son nom l’indique, le sol n’est pas lisse mais présente une rugosité. C’est cette dernière qui offre une augmentation de l’adhérence au sol.

La réalisation de ce genre de revêtement se fait à l’aide d’une couche de masse en résine qui est saupoudrée à refus d’un matériau. Usuellement, celui-ci est de la silice mais l’on peut employer bien d’autres (acier, corindon…). Concrètement, le sable est saupoudré sur la couche de résine. Elle le boit jusqu’à ce qu’elle soit complètement saturée. Le sable en surface se retrouve ainsi collé et offre son relief au sol. Par la suite, cette couche de masse est recouverte d’une couche de finition qui scelle définitivement le matériau.

Le revêtement semi lisse est très demandé dans l’industrie

On retrouve ce revêtement fréquemment, partout où le besoin s’en fait ressentir. Il a toute sa place dans l’industrie puisqu’il offre une sécurité supplémentaire contre les glissades. On le retrouve ainsi dans les industries mécaniques, logistiques ou même agro-alimentaires. La rugosité est fonction des besoins et calibrée par la granulométrie des matériaux.

Aspect Structuré

Une autre famille d’aspect possible est le structuré. A mi-chemin entre un sol lisse et semi-lisse, il permet d’obtenir un léger aspect anti-dérapant tout en permettant de nettoyer facilement. Il est réalisé par la mise en œuvre d’un vernis de finition comprenant un matériau de petite taille: thixotrope, billes de verre,… Celui-ci est appliqué sur un autolissant en une ou deux couches. On peut également mentionné les paillettes de couleurs qui sont saupoudrées à l’image d’un semi-lisse.

Devant la peur de ne pouvoir nettoyer aisément son sol, le revêtement structuré peut être une bonne solution. La petite taille de la rugosité permet de nettoyer manuellement à l’aide d’une serpillère sans effort. A contrario, un semi-lisse peut demander l’utilisation d’une machine laveuse devant l’incrustation de crasse dans le relief.

Revêtement avec billes de verre facilement nettoyable

Relativement récent, on peut rencontrer ce sol dans les industries propres (pharmaceutique, médical…) ou dans les locaux tertiaires. Ce léger relief peut aussi renforcer le revêtement face aux sollicitations mécaniques.

Degré de brillance

Il s’agit ici d’un critère essentiellement décoratif. En effet, dans les revêtements industriels, la brillance n’est pas une demande spécifique. Cependant, les ouvrages architecturaux sont demandeurs de variations de nuances de coloris et de brillance.

De base, les revêtements coulés en résine sont assez brillants. Toutefois, la mise en place d’un vernis peut rendre le sol entièrement mat. Il existe de nombreux produits matants, offrant un panel large de brillance comprenant l’aspect satiné.

Un vernis mat a été appliqué sur cet autolissant

La brillance est un critère que l’on retrouve dans le monde de la peinture. Pour plus de détails sur la brillance ainsi que sa mesure, vous pouvez commencer par consulter le site suivant: https://fr.wikipedia.org/wiki/Brillant_et_mat

Conclusion

Nous venons de voir un résumé des paramètres sur lesquels il est possible de jouer avec un revêtement résine. Bien sûr, les fabricants sont de bons conseils et connaissent leurs produits si vous avez des questions spécifiques ou des besoins précis.

Pour revoir les différentes complexes de sol coulé possibles : https://resineconseilexpertise.fr/differents-types-de-sol/

Et si l’on coulait un revêtement en résine de sol ?

L’objectif des articles de cette section est de parler plus concrètement de la pose d’une résine de sol. Un tel revêtement est bien plus délicat à mettre en place que du parquet ou de la moquette. Les éléments ne sont pas préfabriqués en usine pour y être assemblés sur place. Ici, les produits doivent être mélangés et le revêtement est coulé in situ.

D’une part, ces mélanges et la pose sont, sans que l’on s’en aperçoive, de véritables manipulations chimiques. Il s’agit donc d’y extrêmement vigilant. D’autre part, le comportement de la résine a ses particularités et il est bon d’en savoir un minimum sur la gestion de ce revêtement. En effet, a contrario du parquet, il est impossible de changer une partie du sol. Pour chaque surface ratée, aussi petite soit elle, il faut couler une nouvelle couche pour la rattraper.

Il y a, par conséquent, des règles à suivre, des conseils à prendre et des techniques à connaitre pour optimiser ses résultats finaux, son argent et son temps. C’est pourquoi cette rubrique est destinée à mettre en lumière les procédés et les détails importants de ce matériau.

Si vous désirez des articles plus généraux sur le sujet, vous pouvez vous reporter à la section Généralités https://resineconseilexpertise.fr/category/generalites/

Mise en œuvre d ‘un autolissant dans le domaine industriel

A vos protections ! Peau, yeux et voies respiratoires à préserver

Dans cet article, on s’intéresse en particulier aux protections face aux risques des produits utilisés. On en n’a qu’une et on se la souhaite bonne chaque nouvelle année: la santé! Et afin de la préserver des dangers de la résine, il faut impérativement savoir se protéger au niveau de sa peau, ses yeux et muqueuses ou encore ses voies respiratoires.

Protections de la peau…

Ouvrons le bal avec la peau. Il s’agit du plus grand organe de notre corps et celui soumis le plus directement à toutes les agressions extérieures. Lors de la mise en oeuvre de résine, il est courant d’observer des projections lors des mélanges. On peut aussi et surtout voir des gouttes ça et là. Les liquides sont difficiles à maîtriser totalement. Par des gestes simples comme se servir de l’eau, il est aisé d’en déverser hors du verre. Les lois physiques sur l’eau sont aussi appliquées à la résine. Le transversement, l’ouverture des bidons, l’application sont autant d’étapes qui peuvent engendrer des déchets de résine liquide au sol ou sur soi.

Il faut donc se munir de protections pour éviter le contact direct. Pour cela, des dispositions simples existent. Le port de vêtements à manches longues (tee-shirts, pantalons) sont la base. On peut rajouter, pour plus de sécurité, une blouse intégrale par dessus. Il peut vite faire chaud sous celle-ci mais elle reste un vrai plus. En effet, les vêtements sont souvent en coton et polyester et restent légers face à des projections. Ces blouses jetables sont donc un bon moyens de rajouter une barrière de protection ainsi que de préserver les vêtements.

Il existe un document intéressant créé par l’INRS (Institut National de Recherche et de sécurité) sur le sujet des blouses dont le lien est:

https://www.google.com/url?sa=t&rct=j&q=&esrc=s&source=web&cd=12&cad=rja&uact=8&ved=2ahUKEwjO-pGS9ajnAhU88uAKHcMxCT84ChAWMAF6BAgGEAE&url=http%3A%2F%2Fwww.inrs.fr%2Fdms%2Finrs%2FCataloguePapier%2FED%2FTI-ED-127%2Fed127.pdf&usg=AOvVaw1DtlkaW0q1bUydkUiOXom-

Ne s’agissant que d’une possibilité d’éclaboussures accidentelles de produit non classifiés comme très dangereux, une blouse de type 6 est une protection correcte. Cependant, rien n’empêche un applicateur à augmenter de classe de blouse.

…des mains…

La peau recouvre bien sûr nos mains! Et ce sont elles qui sont le plus soumises au contact des produits et donc au danger. Il faut par conséquent enfiler une paire de gants adéquat. Pourquoi adéquat? Parce que tous les gants ne se valent pas. Certains sont spécifiques à la manutention, d’autres aux risques mécaniques ou chimiques. La qualité des matériaux des gants rentre également en compte. Pour l’application de résine, il faut ici des gants optimisés à la manipulation de produits possiblement nocifs : totalement étanches et dont la résistance chimique est précisée et en adéquation avec la résine.

A chaque type de gant son utilisation! Ceux de manutention ne doivent pas servir à l’application de résine

Pour aller plus loin sur ce sujet, l’INRS a élaboré un document sur ce sujet, fiche pratique de sécurité ED 112, dont le lien est :

https://www.google.com/url?sa=t&rct=j&q=&esrc=s&source=web&cd=3&cad=rja&uact=8&ved=2ahUKEwjRhqeC9KjnAhU2BWMBHWS8AFoQFjACegQICBAB&url=http%3A%2F%2Fwww.inrs.fr%2Fdms%2Finrs%2FCataloguePapier%2FED%2FTI-ED-112%2Fed112.pdf&usg=AOvVaw0kkiheXCIB9iSSQcJMe83U

Ce document est très bien fait et facilement accessible. Il met en lumière que chaque produit contient des composés différents et demande ainsi une protection précise. Par exemple, les gants en nitrile auront une bonne résistance face aux alcools primaires ou hydrocarbures aliphatiques. Cependant, ils seront inefficaces face aux cétones… On prêtera attention à manipuler le moins possible d’acétone avec des gants en nitrile.

…des muqueuses et des yeux…

Etant donné que l’on applique rarement de la résine nu, les muqueuses sont généralement protégées. On pensera à ne pas se mettre les doigts dans la bouche, ni dans le nez lorsque l’on manie de la résine.

Néanmoins, les yeux peuvent être sujet à contamination. La phase la plus critique étant celle du mélange, manuel ou mécanique, elle peut provoquer des éclaboussures. De même, il n’est pas impossible de s’en projeter au niveau du visage durant l’application.

C’est pourquoi il est conseillé de porter des lunettes de protection. Celles-ci peuvent être de différents modèles allant de simples lunettes indépendantes aux masque intégrale englobant le visage en entier. Ce qui nous amène à la protection de nos poumons…

L’accumulation de protections peut parfois s’avérer encombrante mais nécessaire à notre intégrité

Protections des voies respiratoires

En fonction des produits employés, certains composants se trouvent extrêmement volatiles, à l’image des solvants. Les COV (Composés organiques volatiles) peuvent ainsi pénétrer dans les poumons lors de l’application et provoquer des effets indésirables sur le corps. A plus ou moins long terme, ces composés chimiques provoquent des dégâts pouvant être irréversibles. Par conséquent, afin de se protéger de l’odeur pouvant être forte et des risques, on met un masque filtrant.

Il existe plusieurs sortes de masques : les jetables, les masques à cartouches jusqu’à ceux à ventilation assistée. Les jetables sont efficaces face aux poussières et particules (valable lors des phases de ponçage…). Pour se protéger efficacement des gaz et vapeurs, il faut cependant s’orienter sur des masques à cartouches. Les demi masques engloberont le nez et la bouche, les intégraux intéragiront sur l’ensemble du visage. Enfin, les masques à ventilation assistée ou adduction d’air aident à respirer tout en filtrant l’air dans des endroits difficiles: espaces confinés, environnement non respirable…

Les cartouches doivent être scrupuleusement bien choisies en fonction des composants à manier. Elles peuvent filtrer les gaz ou les particules ou les deux en même temps. Chaque cartouche filtrant les gaz et particules est munie d’un code couleur et d’un code à lettre et chiffre se référant au tableau ci-dessous:

Le site suivant est intéressant pour ceux souhaitant en connaitre davantage sur les différents masques existants ainsi que des cartouches: https://www.seton.fr/epi-protection-respiratoire.html

Penser à bien changer régulièrement la cartouche , faute de quoi la protection n’est plus garantie. A ce sujet, vous pouvez consulter les sites suivants :

https://www.atousante.com/obligations-employeur/protections-individuelles/protections-respiratoires/logiciels-permettent-estimer-temps-utilisation-cartouche-masque-respiratoire/

Conclusion

Il existe un grand nombre de mesures à mettre en place et il est encore trop fréquemment vu des personnes non suffisamment protégées. Pourtant, les résines sont composées d’un mélange de nombreux produits chimiques pouvant avoir un effet notoire sur notre organisme (voir article https://resineconseilexpertise.fr/les-dangers-sur-la-sante/)

Chaque moyen de protection a été balayé relativement rapidement ici. L’objectif de cet article reste avant tout de retenir l’attention sur la multitude de solutions possibles. Les gants, les blouses et autres peuvent à eux seuls remplir un article entier. Les liens vers des sites spéciaux et qualitatifs (INRS) permettent à tous ceux que ça intéresse de pouvoir creuser le sujet pour mieux se protéger.

Différents types de revêtements de sols coulés

L’objet de cet article est de présenter le classement des types de revêtements de sols coulés existants. Comme vu dans l’article sur la description de la résine (https://resineconseilexpertise.fr/quest-ce-que-la-resine/), il existe maintes solutions avec la résine de sol. Passons en revue les principales catégories établies.

A l’usage, une hiérarchie simple a été arrêtée. Elle se base sur l’épaisseur du complexe mis au sol. C’est l’épaisseur du sol qui définit les types de revêtements de sols coulés. En effet, trois grandes familles de revêtements sont décrites:

Les revêtements minces

Leur épaisseur est comprise entre 0 et 1mm. Ils sont aussi nommés revêtements filmogènes. On y trouve les imprégnations ou encore les peintures de sol. Il s’agit de l’application de produits liquides au rouleau en une ou plusieurs passes. Les imprégnations peuvent servir à protéger le béton et empêcher la génération de poussières. Les peintures de sol ont le rôle d’imprégnation ainsi que l’apport de l’esthétisme. Elles colorent le sol et enjolivent les zones en question. Notons qu’elles augmentent la résistance du sol, toute proportion gardée. En effet, une peinture de sol se dégrade relativement vite sous l’effet de contrainte moyennes à fortes. Enfin, cette finesse d’épaisseur ne peut pas permettre de reprendre d’éventuelles aspérités et défauts du support.

Vous pouvez également lire l’article sur la peinture de sol vs résine: https://resineconseilexpertise.fr/peinture-vs-resine-quelle-difference/

Illustration d’une peinture de sol

Les revêtements semi-épais

Comme son nom l’indique, nous avons ici à faire à des revêtements un peu plus épais. Leur épaisseur varie entre 1mm et 3mm. C’est ce que l’on retrouve le plus régulièrement lorsqu’il s’agit de sols coulés en résine. Ils peuvent être de plusieurs nature possibles: autolissant, structuré ou encore semi-lisse. Ces termes sont explicités dans un article spécifique (https://resineconseilexpertise.fr/les-aspects-possibles/).

Ils sont employés aussi bien dans l’industrie que dans des locaux plus nobles tels que les lieux tertiaires. Les industriels apprécient ces sols coulés qui permettent de garantir une protection du béton. Ils offrent aussi un bon aspect visuel ainsi qu’une anti-dérapance accrue. Cependant, les laboratoires et salles blanches préconisent ce genre de revêtement. Toutefois, ils préféreront le caractère lisse et facilement nettoyable des autolissants. Enfin, la résine se délocalise également de plus en plus dans des lieux décoratifs. On pense aux musés, halls d’entrée de siège et même dans le salon de particuliers.

Mise en place d’un revêtement semi-épais de type quartz color

Les revêtements épais

Nous arrivons à la troisième et dernière catégorie de revêtements: ceux dont l’épaisseur est supérieure à 3mm. Dans cette famille de sols, il faut savoir qu’ils peuvent être différenciés en deux parts distinctes:

  • ceux dont la nature même est d’être épais. Il s’agit là de revêtements qui doivent être coulés en épaisseur selon les préconisations fabricants pour une efficacité optimale. On pense notamment aux produits polyuréthanes ciment. Ces derniers sont fréquemment rencontrés dans l’agro-alimentaire.
  • ceux dont l’épaisseur est réalisée par l’accumulation de complexes différents. Pour exemple, il peut être installé une sous couche acoustique sous un revêtement autolissant. C’est la succession de couches qui formes un revêtement globalement épais.
Polyuréthane ciment coulé dans une zone de production agro-alimentaire

Cette hiérarchie des revêtements de sols coulés fait référence. Vous pouvez également la consulter sur le site des métiers de la résine.

http://www.sfmr.ffbatiment.fr/technique/produits/les-differents-systemes.html

La connaissance des critères des différents sols est un chapitre important. Ce langage est souvent retrouvé. Vous maitrisez dorénavant ces termes.

Revêtement résine: peut-on parler d’étanchéité?

Un autre point technique: l’étanchéité. Une question récurrente interroge sur l’étanchéité d’un revêtement de sol réalisé en résine. Ainsi, un revêtement coulé en résine synthétique est-il étanche? Laisse-t-il passer l’eau? La vapeur d’eau? Peut-on parler d’une étanchéité? Focus sur ce point spécifique!

Qu’est ce qu’une étanchéité?

Définissons d’abord ce qu’est une étanchéité. Le dictionnaire avance l’explication suivante: « Caractère de ce qui est étanche, c’est-à-dire qui résiste à l’eau, qui ne laisse pas passer les liquides, imperméable ». Précisons tout de suite une différence importante entre une étanchéité et une imperméabilisation. La première ne laisse passer ni liquide ni gaz. Un revêtement étanche est totalement hermétique tandis que l’imperméabilisation permet le passage de gaz et vapeur. Par conséquent, cette dernière autorise une certaine respiration. On retrouve fréquemment ce terme pour les vêtements ou chaussures. Ainsi, l’eau ne rentre pas mais le vêtement laisse respirer le corps.

Si l’on revient aux revêtements de sol résine, l’expérience et l’étude montrent qu’un sol semi-épais classique en résine époxydique est totalement étanche. On parle ici d’un sol composé notamment d’un primaire pare-vapeur, d’une couche de masse ainsi que d’une couche de fermeture. Cependant, il n’est pas possible de parler d’une étanchéité à proprement dit.

Comment réaliser une étanchéité?

Dans le monde du bâtiment, le mot étanchéité fait souvent penser aux différentes couches de bitume et élastomères que l’on applique sur les toitures terrasses. Dans les revêtements de sol, deux moyens sont utilisés pour réaliser une étanchéité:

  • La mise en place de produits souples permet de créer une membrane flexible. Elle donne la possibilité d’encaisser de légères variations du sol. D’autres couches peuvent être appliquées sur cette membrane. Celles-ci peuvent ajouter un effet structuré, décoratif ou encore anti-dérapant.
  • La mise en œuvre d’une trame en fibres de verre. En effet, après application d’un primaire, la pose d’une armature en fibres de verre augmente la résistance du revêtement à la fissuration. Il s’agit là d’une sorte d’alliage mariant résistance mécanique de la résine à la souplesse de la fibre de verre.
Pose d’une trame en fibres de verre au sol

Il est donc possible de réaliser une étanchéité à l’aide d’un revêtement résine. Chacune de ces solutions techniques possède leurs avantages et inconvénients. Leur emploi se fera en fonction des contraintes d’utilisations de la zone. Le système comprenant la fibre de verre reste plus intéressant face à des agressions chimiques comme mécaniques. Ce complexe est régulièrement utilisé. On le retrouve sur des rétentions, cuves, bassins de stations d’épuration ou encore château d’eau. Son application au sol est également courante. La trame en fibres de verre réalise ainsi une étanchéité au sol. Cette trame est parfois employée dans un soucis de cohérence du support. En effet, elle permet de mettre un revêtement de sol résistant mieux à une légère fissuration éventuelle du sol.

Beaucoup de produits sont disponibles pour étancher convenablement les différents ouvrages. Les grands fournisseurs du bâtiment proposent des solutions à l’image de Sika pour n’en citer qu’un: https://fra.sika.com/content/france/main/fr/solutions_products/espace-produits/etancheite/etancheite.html

Etanchéité circulable

De plus, il est récemment apparu des revêtement qualifiés d’étanchéité circulable. Il est question ici de trafic intense comme peuvent en voir les cuisines collectives. Traditionnellement, leur étanchéité baissait leur résistance mécanique. Par conséquent, le sol se dégradait rapidement. En effet, l’étanchéité souple sous le revêtement abaissait sa durabilité. La réglementation en vigueur a donc évolué pour corriger le problème. C’est pourquoi quelques systèmes sont apparus, certifiés par le CSTB (Centre Scientifique et Technique du Bâtiment), afin de permettre d’obtenir des sols étanches et très résistants.

Chaque projet de revêtement de sol est unique et demande plus ou moins de critères: résistance mécanique, étanche…

La mise en place d’une trame en fibre de verre augmente l’épaisseur du revêtement. Par conséquent, il est généralement observé des sols dits épais. Retrouvez les différentes catégories de sols dans l’article dédié:

https://resineconseilexpertise.fr/differents-types-de-sol/

Peinture VS Résine : Quelle est la différence?

Avant de commencer à détailler les différentes résines possibles, leur technique d’application ou d’utilisation, il semble important de poser des bases sur certaines notions et le vocabulaire. Et dans cette optique de clarification, il revient régulièrement le mélange entre deux termes que sont la résine et la peinture.

Différence historique…

Pas évident à première vue de bien différencier les deux. La peinture est un terme connu de tous et employé usuellement. Elle est utilisée depuis des siècles, avec des technologies qui ont évolué au fil du temps. On parle réellement de résine depuis seulement quelques décennies. La mise au point de nouvelles molécules via l’essor de l’industrie pétrochimique en est la cause. On remarque donc une première différence dans leur date de naissance.

De plus, la résine tire son nom de sa ressemblance avec la résine végétale. Elle présente un aspect bien plus visqueux qu’une peinture. En effet, beaucoup de résine présentent une viscosité plus prononcée qu’une peinture classique. Cepandant, cela a tendance à devenir de plus en plus faux. Il existe aujourd’hui nombre de produits aussi fluides que les peintures. De même, leur surface d’utilisation peut très bien s’avérer similaire puisqu’il est possible d’appliquer des résines murales. Ainsi, cette différence initiale tend à être caduque de nos jours. Les formules chimiques sont également proches puisque l’on rencontre des époxys ou polyuréthanes, que ce soit dans les peintures comme dans les résines. L’offre abondante sur le marché n’aide pas à bien se repérer entre ces deux notions.

Les peintures comme les résines peuvent s’appliquer sur des surfaces verticales ou horizontales

… et différence à l’usage

Finalement, pour essayer de bien dissocier ces ceux choses, il est sans doute préférable de partir du constat que ces deux produits sont très ressemblants mais que l’on préférera employer le mot résine pour des revêtements de sol présentant une épaisseur supérieure ou égale à 3mm. Elle est aussi employé pour des ouvrages spécifiques tels le cuvelage ou l’étanchéité d’ouvrages. Le mot peinture reste privilégié pour les surfaces verticales et des revêtements de sol inférieurs à 3mm d’épaisseur. On retrouve souvent l’expression de peinture de sol de ce dernier cas (simple passage au rouleau d’une ou deux couches de résine). On notera également une certaine noblesse du mot résine, présentant des caractéristiques plus intéressantes dans les résistances mécaniques ou chimiques.

Par conséquent, inutile de se formaliser face à des personnes mélangeant ces deux termes. Ils sont tellement proches et soumis à une telle confusion qu’il est presque normal de commettre la faute. Mais plus vous maintenant! 🙂

Je vous invite à lire l’article dédié aux types de sols. En effet, on y retrouve les peintures faisant partie de la famille des revêtements minces.

https://resineconseilexpertise.fr/differents-types-de-sol/

Qu’est ce que la résine? Description d’une substance à part

Avant toute chose, donnons ensemble une description de ce matériau avant de l’appliquer. La résine est un terme assez général et utilisé sans parcimonie comme beaucoup d’autres noms.

Description d’une résine naturelle…

Initialement, il s’agit du fluide visqueux sécrété par certains types de végétaux. Ce sont principalement les arbres dits résineux ou conifères (pins, sapins, cyprès). On parle de résine végétale. Cette résine fut la première découverte par l’homme et exploitée. Depuis des millénaires, l’homme a su y trouver un usage. Elle est utilisée de la colle au vernis en passant, entre autre, par le renforcement des coques des navires. Elle reste encore aujourd’hui bien employé.Cependant, la résine dite synthétique ou autres produits chimiques l’ont peu à peu remplacée. La forêt des Landes est un lieu réputé pour son exploitation des pins. On y récolte la précieuse résine de pin (le terme exact est le gemmage).

Pour ne pas trop rentrer dans les détails techniques et pour ceux que ça intéresse, voici un article détaillant ces arbres et leur liquide spécifique:

https://www.futura-sciences.com/planete/dossiers/botanique-tout-savoir-coniferes-774/page/7/

La résine initiale provient des arbres

… à la résine synthétique

La résine qui sera l’objet de notre attention est très récente comparée à la résine des conifères. Celle-ci est entièrement créée par l’homme: elle est par conséquent appelée résine synthétique. Elle est réellement apparue depuis seulement le XXe siècle. C’est l’essor de la machine industrielle mondiale ainsi que le domaine pétrochimique qui la font naître. Le nom de résine fut gardé pour cette nouvelle matière en raison de ses propriétés proches à la résine végétale (viscosité, emplois similaires en tant que colle…). Elle permit notamment la réalisation de nouvelles pièces tels que les cockpits d’avions dès la seconde guerre mondiale. Néanmoins sa véritable expansion fut exponentielle à partir des années 1950.

Il existe aujourd’hui une multitude de produits sur le marché. Tous possèdent leurs propres caractéristiques et répondent à certaines demandes précises. Les molécules de résines sont quasiment partout et nous ne pourrions pas nous en passer (mousses polyuréthanes, vernis, nombreuses pièces comme l’intérieur de boîtes de conserves…).

Les résines sont aujourd’hui toutes issues d’un process industriel chimique

Et la résine de sol?

La résine peut donc servir de nos jours à réaliser des revêtements de sol. On parle de résine de sol mais elles peuvent également servir à des ouvrages spécifiques (étanchéités…). Les industriels équipaient initialement leurs locaux de carrelages dits anti-acides afin de permettre un nettoyage et une rétention plus aisés et d’obtenir des conditions de travail plus sécuritaires. Mais, dès les années 1970-1980, des entreprises chimiques mirent au point des revêtements pour ces industries. Ils n’ont eu de cesse d’évoluer pour obtenir de très bons résultats à l’heure actuelle et de remplacer ce carrelage spécial.

Par conséquent, la résine de sol tient une très grande place dans les entreprises de production, que ce soit agro-alimentaires, mécaniques ou chimiques. Forte de son succès dans le monde industriel, on peut remarquer de plus en plus son incursion dans le secteur tertiaire (bureaux, hôpitaux…) ainsi que chez les particuliers.

Les différentes familles chimiques existantes en font un matériau de choix. Elles peuvent remplir des missions très diverses: résister à de fortes contraintes mécaniques, apporter de la souplesse, donner un caractère esthétique à un local. La résine de sol peut offrir plusieurs textures et coloris différents. Elle est devenue au fur et à mesure une solide alternative à tous les autres revêtements de sol.

Exemple de revêtement de sol industriel réalisé en résine

Retrouvez les différentes structures de revêtements de sol en résine : https://resineconseilexpertise.fr/differents-types-de-sol/